1er ton · haut et plat (55)
妈 mā (maman)
Choisissez une note haute mais confortable et tenez-la sans bouger, comme une note chantée. L’erreur courante est de partir trop bas ou de laisser retomber la voix à la fin.
Pinyin, les quatre tons, les initiales et les finales, à écouter et à tester
Chaque syllabe du mandarin se compose de trois éléments : une initiale (la consonne de départ), une finale (la partie voyelle) et un ton (le dessin mélodique de la voix). Le chinois n’a pas d’alphabet : c’est le pinyin, l’alphabet latin adapté au mandarin, qui note sa prononciation. Apprenez les 21 initiales, les finales et les quatre tons, et vous saurez prononcer n’importe quel mot de la langue. Ce guide de référence couvre les trois, avec des exemples audio, les changements de ton à connaître et un test en ligne gratuit pour vérifier votre propre prononciation. Les difficultés propres aux francophones sont résumées plus bas et approfondies dans notre guide dédié.
Un caractère chinois correspond à une syllabe, et les syllabes du mandarin sont courtes et régulières. Le pinyin, la transcription officielle, écrit chacune sous la forme initiale + finale, avec un accent de ton sur la voyelle principale :
| Caractère | Pinyin | Initiale | Finale | Ton |
|---|---|---|---|---|
| 好 | hǎo | h | ao | 3e ton |
| 中 | zhōng | zh | ong | 1er ton |
| 学 | xué | x | üe (écrit ue) | 2e ton |
| 爱 | ài | (aucune) | ai | 4e ton |
Toutes les initiales ne se combinent pas avec toutes les finales : le mandarin ne compte qu’environ 400 syllabes possibles. Le tableau du pinyin les réunit toutes dans une seule grille — initiales en colonnes, finales en lignes — et chaque case fait entendre la syllabe dans les quatre tons. C’est le moyen le plus simple d’écouter la prononciation du chinois en audio, syllabe par syllabe. tableau du pinyin →
Un ton, c’est la forme que prend la hauteur de la voix sur une syllabe, et il change le sens du mot : « ma » prononcé avec quatre tons différents donne quatre mots différents. En français, la mélodie sert à poser une question ou à insister ; en mandarin, elle fait partie du mot lui-même, au même titre que les consonnes et les voyelles. On décrit les tons sur une échelle de 1 (le grave le plus confortable de votre voix) à 5 (l’aigu le plus confortable).
mā · má · mǎ · mà (maman, chanvre, cheval, gronder)
mā · má · mǎ · mà
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shī · shí · shǐ · shì (poème, dix, histoire, être)
shī · shí · shǐ · shì
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1er ton · haut et plat (55)
妈 mā (maman)
Choisissez une note haute mais confortable et tenez-la sans bouger, comme une note chantée. L’erreur courante est de partir trop bas ou de laisser retomber la voix à la fin.
2e ton · montant (35)
麻 má (chanvre ; engourdi)
Partez du milieu de votre voix et montez franchement, comme un « Hein ? » ou un « Quoi ? » étonné. La montée doit commencer tout de suite, pas seulement à la fin de la syllabe : au début, exagérez-la.
3e ton · bas, descendant puis montant (214 ; surtout 21 dans la phrase)
马 mǎ (cheval)
Descendez dans le grave et restez-y, souvent avec un léger grincement de la voix. La remontée complète ne s’entend qu’en fin de phrase ou quand la syllabe est dite seule ; au milieu d’une phrase, c’est simplement un ton bas.
4e ton · descendant (51)
骂 mà (gronder, insulter)
Partez du haut et tombez d’un coup, comme un « Non ! » ferme. Gardez-le court et décidé : une chute molle qui part du milieu de la voix se confond avec un 3e ton.
Ton neutre · court et léger
吗 ma (particule interrogative)
Une syllabe brève et inaccentuée, sans contour propre. Sa hauteur dépend de la syllabe précédente : plutôt haute après un 3e ton, plutôt basse après un 4e.
Vous voulez savoir si vous les réussissez vraiment ? Le test des tons chinois vous écoute prononcer de vrais mots et note chaque ton, syllabe par syllabe. test des tons chinois →
Certains tons changent selon la syllabe qui suit : c’est le « sandhi » tonal. Ces quatre règles couvrent presque tout ce qu’un apprenant rencontre au quotidien :
Deux 3e tons qui se suivent
你好 nǐ hǎo → se dit ní hǎo
Le premier 3e ton devient un 2e ton. Le pinyin continue d’écrire le signe du 3e ton : c’est à vous d’appliquer la règle.
不 bù devant un 4e ton
不是 bù shì → se dit bú shì
Partout ailleurs, 不 garde son 4e ton (不好 bù hǎo, 不来 bù lái).
一 yī devant un 4e ton
一个 yī gè → se dit yí gè
Devant un 1er, 2e ou 3e ton, il passe au 4e ton (一天 yì tiān). Seul, dans les nombres et dans les dates, il reste yī.
Le « demi-troisième ton »
我们 wǒmen, 很忙 hěn máng
Un 3e ton suivi d’un ton autre que le 3e ne garde que sa partie basse : pas de remontée.
les règles du 3e ton en détail →les changements de ton de 一 et 不 →le ton neutre →
Les initiales se regroupent selon l’endroit de la bouche où elles se forment. L’idée clé pour un francophone, c’est l’aspiration : b/p, d/t, g/k, z/c, zh/ch et j/q forment des paires qui ne s’opposent pas par la vibration des cordes vocales, comme en français, mais par un souffle d’air. Bonne nouvelle : le b, le d et le g du pinyin ressemblent beaucoup aux p, t, k du français, qui sont déjà prononcés sans souffle.
Rétroflexe : shī shí shǐ shì
shī · shí · shǐ · shì
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Palatale : xī xí xǐ xì
xī · xí · xǐ · xì
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La finale, c’est tout ce qui suit l’initiale : une voyelle simple (a, o, e, i, u, ü), une combinaison de voyelles (ai, ao, ou, ia, uo…) ou une voyelle suivie d’une consonne nasale (-n ou -ng). Elles se répartissent en quatre familles selon leur premier son. Attention : le pinyin n’est pas de l’orthographe française. « an », « en », « in » ou « ong » ne sont pas des voyelles nasales, mais une voyelle suivie d’un vrai n ou d’un vrai ng.
Finales simples
a · o · e · ai · ei · ao · ou · an · en · ang · eng · ong · er
Commençant par i
i · ia · ie · iao · iu · ian · in · iang · ing · iong
Commençant par u
u · ua · uo · uai · ui · uan · un · uang
Commençant par ü
ü · üe · üan · ün
Le français oppose b et p par la vibration des cordes vocales ; le mandarin les oppose par le souffle. Un p dit « à la française », sans souffle, est entendu comme un b : 怕 pà (avoir peur) devient 爸 bà (papa), 兔 tù (lapin) devient 肚 dù (ventre). Exagérez le souffle sur p, t, k, c, ch et q, au début presque comme un petit « h » collé à la consonne.
En pinyin, u se prononce « ou ». Le francophone qui lit 路 lù (route) comme le mot « lu » prononce en réalité 绿 lǜ (vert). Inversement, le ü du pinyin est exactement votre « u » français : c’est un vrai atout. Il suffit de retenir qu’après j, q, x et y, le u écrit sans points se prononce ü (去 qù, 鱼 yú).
Lire « an », « en », « in », « on » à la française produit une voyelle nasale sans consonne finale, et la différence entre -n et -ng disparaît. En mandarin, -n se termine pointe de la langue sur les gencives, -ng avec l’arrière de la langue relevé, comme dans « parking ». 山 shān (montagne) et 伤 shāng (blessure) ne diffèrent que par là. De même, en se dit avec une voyelle neutre, pas comme le « en » de « enfant ».
Le pinyin emprunte des lettres familières pour d’autres sons : j n’est pas le « j » de « jour » mais un « tch » léger, q n’est pas un k, x n’est pas « ks », z vaut « ts » et non un z, c vaut « ts » avec souffle, et ch n’est pas le « ch » de « chat » mais un « tch » rétroflexe avec souffle. Votre « ch » français se situe d’ailleurs entre sh et x : il faut choisir, langue recourbée pour sh (诗 shī, poème), langue à plat et lèvres étirées pour x (西 xī, ouest).
Le r français, prononcé au fond de la gorge, n’existe pas en mandarin : le r du pinyin (人 rén, 热 rè) se forme à l’avant de la bouche, langue recourbée, un peu comme le « j » de « je » sans arrondir les lèvres. Le h, lui, n’est jamais muet : 好 hǎo commence par un vrai frottement au fond de la bouche, et le supprimer donne « ǎo ». Attention aussi au e seul : 和 hé n’est pas le « hé ! » français.
En français, la voix monte en fin de groupe de mots et à la fin d’une question, et la dernière syllabe est allongée. Transposée au chinois, cette habitude fait monter la dernière syllabe quel que soit son ton : un 4e ton en fin de question se met à monter, un 3e ton s’étire. Ajoutez une plage de voix souvent étroite, et les 2e et 3e tons se confondent. Entraînez-vous sur des mots de deux syllabes et de courtes phrases dès le début, en exagérant les écarts de hauteur.
Lire des explications sur les tons ne les corrige pas ; s’entendre, si. Voici une routine qui fonctionne, entièrement en ligne :
Étape 1
Écouter chaque syllabe
Parcourez le tableau du pinyin ligne par ligne et écoutez chaque syllabe dans les quatre tons, en répétant à voix haute.
Ouvrir le tableau du pinyin →Étape 2
Commencer par les tons
Ce sont les tons qui portent le plus de sens. Testez-les sur des mots réels et des paires de tons, avec les changements de ton inclus.
Faire le test des tons →Étape 3
Mesurer son niveau
Un test de deux minutes note chaque syllabe que vous prononcez, pour travailler les sons que vous ratez vraiment plutôt que ceux que vous croyez rater.
Faire le test de prononciation gratuit →Étape 4
Pratiquer chaque jour avec un retour
Quelques minutes par jour : enregistrez de vrais mots et de vraies phrases, et corrigez chaque erreur au moment où elle apparaît.
Vérifier une phrase en chinois →TonePerfect vous écoute parler et note chaque syllabe — ton, initiale et finale — puis construit une courte séance quotidienne autour des sons que vous ratez.
C’est surtout différent. Le mandarin ne compte qu’environ 400 syllabes distinctes et le pinyin les écrit de façon régulière. Les vraies difficultés pour un francophone sont les tons, l’aspiration (le souffle après p, t, k) et trois séries de sons proches (zh/ch/sh, j/q/x, z/c/s). En revanche, le ü chinois est le « u » français, ce que beaucoup d’anglophones envient. Avec une pratique quotidienne et un retour sur votre voix, les progrès viennent vite.
Le mandarin standard compte 21 initiales (consonnes de départ) et environ 36 à 38 finales selon la façon de compter. Elles se combinent en quelque 400 syllabes possibles ; avec les quatre tons et le ton neutre, cela donne environ 1 300 syllabes tonales réellement utilisées.
Le 1er ton est haut et plat (mā), le 2e monte (má), le 3e est bas et descend avant de remonter (mǎ), le 4e descend franchement (mà). Il existe aussi un ton neutre, court et léger (ma). La même syllabe avec un autre ton est un autre mot : 妈 maman, 麻 chanvre, 马 cheval, 骂 gronder.
Le chinois s’écrit avec des caractères, pas avec un alphabet. Pour noter la prononciation, on utilise le pinyin, la romanisation officielle en lettres latines avec des accents de ton. C’est lui qu’emploient les dictionnaires, les manuels et les claviers. Taïwan utilise aussi un système de symboles appelé zhuyin (ou bopomofo).
Oui. Le pinyin est la façon dont les enfants chinois, les dictionnaires et les claviers représentent la prononciation. L’apprendre en premier vous donne un moyen fiable de lire le son de n’importe quel mot nouveau, et c’est avec lui que l’on tape le chinois sur un téléphone ou un ordinateur. Méfiez-vous seulement des lettres qui ne se lisent pas comme en français.
Quand on parle de « prononciation chinoise », on désigne presque toujours le mandarin standard (putonghua), langue officielle de la Chine continentale et de Taïwan. Le cantonais et les autres langues chinoises ont leur propre système de sons et davantage de tons ; ce guide porte sur le mandarin.
Enregistrez-vous et comparez à une référence. Le test de prononciation gratuit de TonePerfect, sans compte, note chaque syllabe pour le ton et pour les sons (initiale et finale) : vous voyez précisément quel son pose problème, pas seulement une note globale. Le test des tons chinois, lui, se concentre sur les tons.
Cela dépend surtout de la régularité. Les grosses erreurs de ton se corrigent généralement avant les sons les plus difficiles, comme la série rétroflexe ou les finales en -n/-ng, qui demandent plus de temps pour devenir automatiques. De courtes séances quotidiennes avec un retour sur votre voix valent bien mieux que de longues séances occasionnelles.
Prononciation chinoise pour francophones
Le guide approfondi des difficultés propres aux francophones, avec un plan d’entraînement.
Les erreurs de prononciation des francophones
Les fautes les plus fréquentes, une par une, et comment les corriger.
Tableau du pinyin avec audio
Toutes les syllabes du mandarin dans les quatre tons. Cliquez pour écouter.
Tableau du pinyin à imprimer (PDF)
Toutes les syllabes sur une seule page, gratuit à imprimer et à partager.
Test des tons chinois
Prononcez des mots à voix haute et voyez quels tons vous réussissez.
Test de prononciation du chinois
Un test gratuit de deux minutes qui note les tons, les initiales et les finales.
Vérificateur de prononciation
Vérifiez n’importe quelle phrase en chinois, syllabe par syllabe.
Les tons du mandarin expliqués
Ce que fait chaque ton, et comment l’entendre.
Le pinyin pour débutants
Lire le pinyin sans le prononcer à la française.
zh, ch, sh ou j, q, x ?
Les séries de sons que l’on confond le plus.
Les règles du 3e ton
Quand le 3e ton change, avec des exemples.
Les quatre tons en courbes
Écoutez les tons sur de vrais mots et voyez leur courbe mélodique.